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Un été de réflexion

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COLUMBUS | Sergei Bobrovsky portait un coton ouaté aux couleurs des Blue Jackets et il avait la tête recouverte par un capuchon. Le Russe de 30 ans fixait souvent le sol en répondant aux questions des journalistes, restant évasif, mais surtout songeur.

C’était seulement quelques minutes après l’élimination de l’équipe de Columbus en six matchs contre les Bruins de Boston au deuxième tour des séries. Bobrovsky venait probablement de jouer son pire match des séries dans un revers de 3 à 0. On le sentait rongé par la frustration.

Dans un tel contexte, l’ancien gagnant du trophée Vézina en 2013 et 2017 devait parler de son avenir avec l’équipe.

« C’est trop tôt pour parler de mon futur, a murmuré Bobrovsky. Nous venons juste de perdre. Je devrai maintenant parler avec mon monde avant de prendre une décision éclairée. C’est une grosse décision, l’une des plus importantes de ma vie. Je devrai évaluer plusieurs choses. »

« Je ne veux pas dire de grandes choses, a-t-il poursuivi. On verra. Je souhaite maintenant me reposer avant de prendre ma décision. »

À Columbus depuis la saison 2012-2013, Bobrovsky a laissé planer le doute sur son avenir avec les Jackets depuis le début de la saison. Il pourrait devenir joueur autonome sans compensation à partir du 1er juillet.

Bobrovsky, qui gagne un salaire de 7,425 millions depuis quatre ans, serait à la recherche d’un pacte semblable à celui de Carey Price (10,5 millions pour huit ans). Depuis plusieurs mois, des bruits circulent à l’idée que les Panthers chercheraient à l’attirer en Floride.

À 7,425 millions, Bobrovsky est déjà le troisième gardien le mieux rémunéré de la LNH après Price et Henrik Lundqvist (8,5 millions).

Une fin intéressante

Pour la première fois de leur histoire, les Blue Jackets ont enfin atteint le deuxième tour des séries. Ils ont créé une immense surprise en balayant le Lightning de Tampa Bay d’entrée de jeu.

Jarmo Kekalainen, le directeur général de l’équipe, espérera que ce parcours en séries servira comme bon argument pour retenir certains de ses joueurs.

Bobrovsky n’était pas insensible à ce sujet.

« Oui, je suis fier de notre équipe malgré l’élimination, a dit Bobrovsky. C’était agréable d’y participer. Il y avait un buzz avec l’équipe au sein de la ville. Les gens parlaient des Blue Jackets et du hockey. C’était un bon sentiment. »

Panarin dans le même bateau

Dans un autre coin du vestiaire des Jackets, Artemi Panarin a aussi été discret sur ses intentions. À l’image de Bobrovsky, l’ailier gauche sera également libre comme l’air le 1er juillet.

« Je me sens fatigué, je n’ai pas d’énergie pour penser à ça, a-t-il répondu dans sa langue maternelle, le russe. Nous venons tout juste de subir l’élimination. »

À la fin du match contre les Bruins, Panarin a salué la foule avec un pouce en l’air. Questionné à savoir s’il s’agissait d’un possible au revoir, le Russe a contourné le sujet.

« J’aime beaucoup les partisans à Columbus, a-t-il répliqué. Si je parlais mieux anglais, je trouverais les bons mots pour eux. Je me suis contenté de lever le pouce, c’était plus simple. »

Après des saisons de 77, 74, 82 et 87 points, Panarin sera en bonne position pour faire sauter la banque.

Le visage des Jackets pourrait changer nettement au cours des prochaines semaines. Matt Duchene et Ryan Dzingel seront aussi des joueurs autonomes sans compensation.


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