Une finale de la Coupe du Président relevée, promettent les deux clubs - News Read Free Here

Une finale de la Coupe du Président relevée, promettent les deux clubs

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ROUYN-NORANDA | Les Mooseheads de Halifax et les Huskies de Rouyn-Noranda ont beau avoir en poche leur billet pour le tournoi de la Coupe Memorial, le prestigieux championnat canadien était un sujet tabou à la veille du déclenchement de la finale de la Coupe du Président, jeudi soir, à l’aréna Iamgold.

La présence des Mooseheads en finale de la LHJMQ a qualifié d’office leurs prochains adversaires en raison de leur rôle d’hôte pour la grand-messe annuelle de la Ligue canadienne de hockey prévue du 17 au 26 mai prochains. 

Qu’à cela ne tienne, les joueurs des Huskies et des Mooseheads sont convaincus que cette ronde ultime au meilleur de sept parties offrira un spectacle à la hauteur des attentes bien que leur vestiaire soit déjà réservé pour dix jours au Scotiabank Centre. 

«Les deux équipes, on veut passer par la grande porte pour s’y rendre. Eux, ils ne veulent pas s’y rendre comme équipe hôte et nous, on ne veut pas y aller en ayant perdu. Depuis le début de l’année, ici, et depuis la mi-saison dans mon cas, c’est la coupe du Président. On veut jouer comme si on n’avait pas encore notre place au tournoi», a répondu le patineur étoile de la formation abitibienne, Joël Teasdale, après avoir mis la touche finale sur la glace aux derniers préparatifs.   

«Il n’y a pas un club de hockey ni un joueur de hockey, qui joue pour le fun. C’est impossible. On fait des pratiques l’un contre l’autre et il y a parfois de la bataille! [...] Je ne pense pas qu’un club va la donner [la coupe] à l’autre», a lancé pour sa part l’entraîneur-chef des Mooseheads, Éric Veilleux, en quête d’un premier championnat éliminatoire à sa quatrième participation à la finale. 

Passé garant de l’avenir?

Le club hôte, à quelques exceptions près, existe depuis 1983 au rendez-vous national. À l’exception de la victoire décisive en quatre rencontres des puissants Olympiques de Hull de 1997 sur les Saguenéens, les finales ont toujours nécessité un minimum de six épisodes lorsque l’équipe prête à recevoir la visite figurait parmi les finalistes à la coupe du Président. 

Gagnant avec les Huskies en 2016 alors qu’il portait le chapeau de gardien auxiliaire, Samuel Harvey ne voit pas comment ses partenaires pourraient lever le pied dans des circonstances aussi névralgiques. 

«Tous les gars dans la chambre veulent gagner la coupe du Président, on ne veut pas entendre parler de la coupe Memorial! On a bâti cette équipe pour gagner la coupe du Président et c’est ça notre but. C’est important pour nous de bien jouer en finale et de bien se comporter», a exposé le vétéran de 20 ans dont la troupe marque en moyenne cinq buts par rencontre dans ces présentes séries. 

«Comme la Coupe Stanley»

L’attaquant Samuel Asselin, qui en est lui aussi à ses derniers miles dans le hockey junior, partageait un discours semblable près du vestiaire des visiteurs. 

«Je ne pense pas que ça enlève du cachet, ce sera le meilleur hockey dans le junior majeur qui se sera joué cette année. La coupe Memorial, c’est gros, mais pour gagner le tournoi, il faut que les choses aient de ton bord. Ce ne sont pas des quatre de sept [...] Là, c’est une guerre. La coupe du Président, c’est comme la coupe Stanley!» a souligné celui qui possède les deux bagues depuis les conquêtes du printemps dernier du Titan d’Acadie-Bathurst.  

Les Huskies respectent les Mooseheads

ROUYN-NORANDA | Comme il l’avait fait quelques jours avant la demi-finale contre l’Océanic de Rimouski, le pilote des Huskies, Mario Pouliot, a tenté de diminuer la pression sur ses ouailles en vantant la formation adversaire, mercredi.

«Les deux clubs ont mérité d’être en finale. Les Mooseheads ont battu l’équipe (des Voltigeurs) avec la meilleure offensive en six [...] Ce sera notre plus gros défi auquel on va faire face en séries. En début d’année, tout le monde plaçait les Mooseheads pour finir en haut de peloton et pour gagner la coupe du Président, alors pour moi, ce n’est pas une surprise qu’ils soient là. Ce sont deux clubs qui se ressemblent beaucoup», a assuré l’homme de hockey devant les médias. 

Trio à contrer

Les champions du calendrier régulier et favoris pour l’emporter devront avoir à l’œil le premier trio formé par Samuel Asselin, Antoine Morand et Raphaël Lavoie, qui a fait énormément de dommages à la ronde précédente. Lavoie domine pour les buts (17) et pour les points (27) depuis le début de la danse. 

«Ils ont de la profondeur, mais il va falloir porter attention particulière à leur premier trio. Il va falloir continuer à garder notre sang-froid et à s’éloigner du banc des pénalités. Quand tu affrontes un trio comme celui-ci, ce sont les cinq joueurs sur la glace qui se doivent d’être attentifs», a mentionné Pouliot, qui tentera de devenir le troisième entraîneur de l’histoire à soulever la coupe du Président deux ans de suite avec deux équipes différentes. 

«Ils sont bons, mais Drummondville a compté plus de buts en saison régulière. Avec nos défenseurs, notre gardien, on joue tous ensemble bien défensivement. On a joué deux fois contre eux [deux défaites], on a vu quelques vidéos, mais on ne sait pas trop à quoi s’attendre. Cela dit, on va arriver prêts et se concentrer sur ce qu’on peut faire», a convenu Asselin.  

Le mystère Abbandonato

Aux prises avec une mononucléose qui l’a forcé à rater la demi-finale, le meilleur marqueur en saison régulière, Peter Abbandonato, a repris l’entraînement avec ses coéquipiers en portant un chandail de couleur différente. Et s’il revenait lors du troisième match? Pour l’heure, c’est mystère et boule de gomme quant à savoir s’il chaussera les patins en finale.    

«Il va voir le médecin cette semaine, je ne sais pas trop quand. Après ça, je suis juste coach, je ne suis pas médecin!» a lâché Pouliot en cachant bien son jeu.


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