J’ai vu les chutes Victoria au Zimbabwe, qui fournissent le Nil qui se jette dans la Méditerranée. J’ai vu aussi les chutes Niagara et d’Iguazu, qui séparent l’Argentine et le Brésil. Quant à celle dite des Anges au Vénézuéla, elle tombe pendant presque un kilomètre et fait passer notre chute Montmorency pour un lutin avec ses 83 mètres.
Dans le cas des cascades Agua Azul, situées dans le Chiapas, au Mexique, c’est d’abord la couleur de l’eau qui nous étourdit. Et la fraîcheur qui fait du bien dans ce pays torride. Tout le long du parcours, nous sommes accompagnés par le concert de la nature qui nous transporte dans la pureté de ce parc national de 2500 hectares de jungle – Dieu merci pour cette protection parce que, sinon, il y a belle lurette que des hôtels géants borderaient cette nature merveilleuse (sur le modèle de l’affreuse Niaraga Falls).
C’est le calcaire dans l’eau qui donne cette teinte turquoise si frappante, m’a-t-on expliqué. J’ai laissé passer mon tour pour ce qui est de me baigner, mais j’ai vu plusieurs voyageurs patauger, heureux, dans ces nombreux bassins.
Chose étonnante : un grand tremblement de terre en 2017 a fait dévier certaines rivières et les cascades Agua Azul se sont trouvées presque taries ! Le courant y est moins fort. Il est plus facile et sécuritaire de s’y baigner. Et cela n’enlève rien à la beauté des lieux. On vous prévient avant : « Si vous avez vu des photos d’avant 2017, vous observerez que ça a beaucoup changé. » C’est la première fois que je visitais une chute menacée de peut-être mourir si un autre séisme finit par la priver de ses affluents.
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